Atelier grattage de pellicule

Atelier animé par Bruno Bouchard. « 24 mensonges par seconde » ou le voyage vers les origines de la réalisation. Il s’agit de montrer que la pellicule constitue le point d’ancrage d’une découverte de la matière cinématographique et de ses possibilités.


24 mensonges par seconde : un film participatif
à partir de la pellicule 35mm.

Il y a près d’un an, Bruno Bouchard a eu l’idée de distribuer des segments de 10 secondes de pellicule 35mm issus de sa collection pour les distribuer à tous ceux qui souhaitaient expérimenter et participer à la réalisation d’un film collaboratif. Chaque participant se voit remettre un segment de 10 secondes soit 240 photogrammes que chacun peut à sa manière détourner en utilisant toutes les techniques liées à la pratique du film direct. En quelques mois, plusieurs centaines de participants rejoignent le projet (Ils sont maintenant près de 700). Dans un premier temps, les volontaires sont souvent des plasticiens, des réalisateurs, des acteurs de l’éducation à l’image et puis, peu à peu, le projet s’ouvre à d’autres publics, de nombreux ateliers, séances, expositions et démonstrations s’organisent dans un certain nombre de festivals ou de structures culturelles ou sociales (centres sociaux, prisons, hôpitaux,…). En quelques mois, le projet « 24 mensonges par seconde» occupe une place incontournable parmi les initiatives interrogeant les points fondamentaux liés au cinéma et à sa transmission.

Par une nouvelle approche du cinéma et de la matière dont il est constitué, le projet « 24 mensonges par seconde » offre un nouveau regard sur la création filmique. Il se propose d’explorer avec les participants les dimensions scientifiques et esthétiques souvent méconnues du cinéma par un voyage aux origines de la réalisation. La pellicule constitue le point d’ancrage d’une découverte de la matière cinématographique et de ses possibilités.

Capture d’écran 2014-12-12 à 15.42.07

Bruno Bouchard est collectionneur de pre-cinema et intervenant sur les dispositifs d’education à l’image. Il est, depuis 2007, le fondateur de l’association « LE CINE DE PAPA ». Il a invente la POUBELLOTROPE, mallette pedagogique sur l’histoire du cinema. Il realise des projections de lanternes magiques, des expositions itinerantes sur l’histoire du cinema, notamment sur Andre Pierdel l’accessoiriste de Jacques Tati. Membre et deposant à la Cinematheque francaise, il a participe à l’exposition « Lanterne magique et film peint 400 ans de cinema» à la Cinematheque francaise et au Musee du cinema à Turin. Createur du cinematographe STANTOR cinema forain de rue. Il est à l’origine du film participatif 24 MENSONGES PAR SECONDE. En 2014, il lance ce projet collectif de grattage sur pellicule 35mm avec des centaines de participations à partir de segments de 240 images de bandes annonces 35mm qu’il fournit.

Et son équipe,…

Geoffroy Garnier a travaillé pendant sept ans au sein de Chalet Pointu, éditeur DVD spécialisé dans le court métrage et le cinéma d’animation. Depuis janvier 2014, il est monteur indépendant pour des documentaires de création.

Angèle Launay, jeune diplômée en architecture de l’Ensa de Versailles, s’intéresse au processus de créations participatives. L’étude de la représentation de la ville par le cinéma l’aura conduite à Berlin, où elle a notamment découvert, au côte du Mur, les pionniers de l’appropriation des friches urbaines. Elle souhaite aujourd’hui poursuivre ses recherches sur le rôle de l’architecte dans les expériences démocratiques, d’art et d’architecture.

Aurore Claverie, réalisatrice et animatrice d’ateliers de films documentaires, Aurore Claverie vit à Tanger depuis 5 ans. Avec sa « caméra stylo », elle cherche à ecrire les intérieurs, les partager en images. Elle a crée à Tanger un lieu pour accueillir les artistes de passage : La lucciola. Depuis deux ans et demi elle co-écrit un scénario de long métrage avec Florence Valero : Le Café des chèvres.

Robin Rotella, a obtenu une licence de psychologie à Paris 5. Il travaille ensuite dans un jardin d’enfants en tant qu’animateur pendant 4 ans. Puis il décide de changer de voie professionnelle afin de se consacrer au cinéma, attiré par la réalisation de fiction et de documentaire. Enchanté par sa rencontre avec Bruno B. lors d’un festival de court métrage, il rejoint l’equipe pour réaliser du contenu vidéo et un documentaire autour du projet.

Camille Girard. Tout d’abord soignant en psychiatrie dans les cliniques de La Borde et de La Chesnaie, hauts-lieux de la psychothérapie institutionnelle, Camille Girard travaille ensuite pour le cinéma itinerant du Cher pendant 9 ans pour lequel il anime le circuit et coordonne le dispositif « École et cinema ». En 2014, il crée, en compagnie de Bruno Bouchard, une structure appelée « Les films qui manquent » afin de produire, distribuer et transmettre leur fièvre de cinéma. Camille Girard est par ailleurs administrateur des « Enfants de cinema ».

Pour plus d’informations sur son travail.

Reportage réalisé lors de la 12ème édition :

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